Les heures supplémentaires, un faux levier !
Pour avoir de la croissance, il ne suffit pas de travailler plus! La baisse du pouvoir d'achat est là pour nous le rappeler.
Pour avoir de la croissance, il ne suffit pas de travailler plus ! La baisse du pouvoir d’achat est là pour nous le rappeler. Lorsque les français diminuent leur consommation, partent moins en vacances, limitent leurs déplacements, etc… c’est la production qui diminue, des emplois qui sont détruits.
Pour qu’une société ait à ouvrir un allongement de la durée du travail, il faudrait à la fois :
- Une forte croissance soutenue par une forte demande
- Une situation de plein emploi,
- Peu de réserve de gain de productivité
- Une stagnation démographique de la population active.
Comment le gouvernement peut il expliquer la recherche d’une augmentation des heures supplémentaires effectuées dans le contexte de morosité de la production et de la demande actuelle ? Les entreprises n’utilisent pas les possibilités offertes, la moyenne des heures supplémentaires effectuées par les salariés est de 45heures par an alors que la législation autorise un maximum de 130 heures, voire plus dans certaines conventions collectives. Avec la loi TEPA (défiscalisation des heures supplémentaires), les pouvoirs publics prévoyaient 900 millions d’heures supplémentaires par an alors qu’elles risquent à peine d’atteindre 600 millions. De plus, le volume d’heures supplémentaires travaillées est mal couvert par les statistiques et il est difficile d’évaluer l’augmentation réelle du nombre d’heures supplémentaires. Pour certaines entreprises, la loi TEPA aura eu un effet d’aubaine avec des heures supplémentaires déjà travaillées avant, mais non déclarées. Par ailleurs, 55% des entreprises déclarent ne pas vouloir racheter les jours RTT, 38% une partie et seulement 6% la totalité.
Le nouveau dispositif ne changera rien, ni sur la croissance, ni sur le pouvoir d’achat.
