01 décembre 2008
Fédération Générale des Transports et de l'Equipement

Les salariés du TRM ne se laisseront pas tondre

Transport routier

Le Gouvernement a demandé à ses porte-flingues de rétabir en urgence le décret sur le temps de travail.

Le Gouvernement n'en démord pas. Il a envoyé Mme Procaccia, sénatrice UMP, déposer un amendement dans le projet de loi sur la participation (!) pour revenir sur l'annulation par le Conseil d'Etat du décret sur le temps de travail dans le transport routier. Les arguments avancés ne manquent pas de sel :

- les effets de l'application des 35 heures se seraient traduits par 50 % de perte de parts de marché à l'international ;

- les dispositions annulées portent sur des aspects fondamentaux de l'organisation du temps de travail (heures supplémentaires et repos compensateurs) ;

- l'annulation du décret entrainerait des pertes d'emploi et une augmentation de la masse salariale de 8 à 12 %.

De qui se moque-t-on ? Tout le monde sait que les 35 heures n'existent pas dans le transport routier puisque les routiers internationaux font 22O heures par mois ! Mais s'ils ne sont que 30 000 sur 330 000 conducteurs routiers, la demande de rétablir le décret annulé par le Conseil d'Etat concerne, elle, toute la profession !

Quant aux patrons, ils se sont répandus dans la presse professionnelle en disant que ce décret n'allait pas assez loin, qu'il ne leur apportait pas grand chose et ils prétendent aujourd'hui que son abrogation leur coûterait 8 à 12 % !

Pourquoi donc laisser les salariés au SMIC si ce décret leur a rapporté, en plus des aides de toutes sortes, une telle marge. Cet aveu ne peut qu'encourager les salariés à ne plus se laisser tondre !

 
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