02 décembre 2008
Fédération Générale des Transports et de l'Equipement

Air-France:Rejet de l’accord PNC

Transport aérien
À l’initiative de la direction d’Air France, la consultation du Personnel Naviguant Commercial (hôtesses et stewards), sur le projet d’accord négocié avec la CFDT-PNC, l’UGICT-CGT et l’UNAC-CGC, a donné comme résultat un « NON » à 65%. Ce pourcentage est d’autant plus parlant que la participation de 80% à ce scrutin a été exemplaire.
 
Ce projet ne verra donc pas le jour et l’effet immédiat de ce vote sera la reconduction unilatérale, en l’état, de l’accord collectif 2003-2008. Cela ne met évidemment pas fin au malaise du PNC, qui est à l’origine du conflit dur de l’automne dernier (5 jours de conflit, 85 % de grévistes), et la direction de l’entreprise recevra donc prochainement l’ensemble des syndicats.
 
La CFDT revendique toujours un forfait prenant en compte toutes les activités réalisées au sol et pas seulement les heures de vol (de manière à garantir un vrai salaire en cas de baisse d’activité, maladie etc…), accompagné de règles d’utilisation – c’est-à-dire de conditions de travail – améliorées. Elle considère que le « non » massif ne signifie pas l’approbation d’une rémunération « à la tâche », façon pilotes, revendiquée par certains syndicats, qui dégraderaient nos conditions de travail. Une enquête interne montre que ce mode de rémunération est rejeté par une large majorité du personnel. C’est le niveau du forfait amélioré qui a été rejeté comme insuffisant.
 
Une intersyndicale pourrait se reconstituer puisque toutes les organisations syndicales sont d’accord aujourd’hui pour :
- préserver à tout prix l’intégralité des avancées obtenues en matière de règles d’utilisation dans le projet soumis à référendum.
 
-revendiquer la garantie pour tous les PNC, sans exception, d’un salaire minimum dans toutes les situations (maladie ; baisse d’activité ; temps alterné etc...) revalorisé à chaque augmentation salariale.
 
Les organisations qui misaient hier sur la remise en cause des 35 heures, la rémunération à la tâche et une augmentation des plafonds d’heures  supplémentaires pour améliorer le revenu, ont évolué. La CFDT en prend acte, mais regrette l’absence, en son temps, d’un « tous ensemble » ! Reste maintenant à obtenir une amélioration de l’accord qui a été rejeté par les salariés.
 
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