01 décembre 2008
Fédération Générale des Transports et de l'Equipement

Pour des salaires décents partout

Fédération
A l’appel de la Confédération Européenne des Syndicats, 35000 personnes venues de trente pays d’Europe ont manifesté le 5 avril à Ljubljana, capitale de la Slovénie, sur le thème « augmenter les salaires : une priorité pour les travailleurs européens. Face aux inquiétudes convergentes des salariés devant l’érosion de leur pouvoir d’achat du fait de l’augmentation des prix des produits de consommation courante et de l’énergie, les ministres des Finances des pays de l’Union Européenne, ont répliqué par une fin de non-recevoir. L’inflation record en 2007 ne leur inspire que des mesures de lutte contre le risque de « dérive » des coûts de production, dont un prêche pour la « modération salariale ». Les employeurs sont bien défendus …
 
 
Depuis 1995, la part des salaires dans le produit intérieur brut (PIB) a diminué dans toute l’UE, alors que les profits ont augmenté. Les cadres supérieurs gagnent jusqu’à 300 fois plus que leurs travailleurs, dont 30 millions n’ont qu’un salaire de misère, tandis qu’un écart salarial de 15% sépare les hommes et les femmes. Les faits révèlent que la modération salariale ne crée pas plus d’emplois, comme l’affirment certains, mais se traduit au contraire par une stagnation de la demande intérieure et une baisse des taux d’emploi. La CES ne veut plus de cette politique et réclame un traitement égal pour tous les travailleurs, y compris les migrants, les jeunes, les femmes et les hommes. révèlent que la modération salariale ne crée pas plus d’emplois, comme l’affirment certains, mais se traduit au contraire par une stagnation de la demande intérieure et une baisse des taux d’emploi. La CES ne veut plus de cette politique et réclame un traitement égal pour tous les travailleurs, y compris les migrants, les jeunes, les femmes et les hommes.
L’idée d’établir un salaire minimum dans chaque pays et d’organiser une convergence des économies progresse au sein du monde syndical. Des luttes sociales, comme chez Dacia en Roumanie traduisent l’aspiration des salariés des pays les moins avancés à une vie meilleure. La solidarité des salariés des autres pays, qui ne veulent pas de mise en concurrence des systèmes sociaux, s’exprime. L’Europe sociale se construit aussi comme cela.
 
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