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Aucun salarié ne doit rester à quai
Reforme des ports
Aucun salarié ne doit rester à quai
Le gouvernement veut transférer les outillages (grues, portiques) ainsi que les salariés qui les exploitent vers des sociétés privées de manutention. Ils sont actuellement salariés des ports autonomes, établissements publics, dans le cadre du droit commun du travail. Même si dans les deux cas les salariés sont sous statut privé, il est regrettable que les incohérences de la politique maritime depuis 30 ans aboutissent à faire passer l’ensemble de la manutention portuaire sous le contrôle d’opérateurs privés et de voir disparaître du giron de l’Etat toute une activité. L’activité des ports s’est développée par des fonds publics, le business devenant juteux, les opérateurs privés veulent faire main basse sur toute l’activité (et ses bénéfices).
La CFDT souhaite vérifier que cette opération ne préfigure pas d’autres transferts du même genre dans les ports par exemple pour la maintenance de ses propres ouvrages publics (ponts et écluses).
La CFDT souhaite vérifier que cette opération ne préfigure pas d’autres transferts du même genre dans les ports par exemple pour la maintenance de ses propres ouvrages publics (ponts et écluses).
Si le transfert doit avoir lieu, la CFDT exige qu’il s’opère dans le respect du maintien du contrat de travail, notamment par le maintien de la convention collective. Il doit en être de même pour le cas des agents de maintenance affectés éventuellement dans des filiales. Cependant, une part importante des personnels de maintenance et de conduite ne sont pas repris par les sociétés de manutention. Ils ne doivent pas rester à quai : les ports autonomes doivent leur garantir un emploi aux conditions sociales équivalentes en leur sein. C’est sur cette base que la CFDT participe au mouvement.
