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Il faut répondre aux revendications
Il faut répondre aux revendications.
Deux millions et demi de manifestants dans toute la France. Le 29 janvier 2009, les salariés ont démontré leur désapprobation de la politique menée par le gouvernement. La réussite de cette mobilisation réside dans l’absence totale de réponse concrète du gouvernement face aux préoccupations des salariés.
Alors qu’ils subissent, de plein fouet, la crise dont ils ne sont pas responsables ;
Alors que le Président de la République fustige la dérive des marchés financiers, dénonce la dérégulation sociale ;
Le même Président de la République continue sa politique antisociale sur laquelle ce même capitalisme a prospéré et nous a conduit à la crise actuelle.
Le degré d’inégalité atteint dans notre pays est devenu un frein à la croissance, il faut aujourd’hui rééquilibrer le partage des richesses au profit des salariés :
- C’est les salaires qu’il faut augmenter et non pas aider les heures supplémentaires qui détruisent de l’emploi,
- Il faut conditionner les exonérations de cotisations sociales à l’aboutissement d’accords sur l’emploi, le temps de travail et/ou les salaires ;
- Il faut utiliser pleinement les moyens de l’Etat pour réduire la fracture sociale (investir dans le logement social, bloquer les loyers dans certaines zones, baisser la TVA sur certains produits de première nécessité…) ;
- Il faut revenir sur les 30000 suppressions d’emplois dans la fonction publique ;
- Il faut l’abrogation du bouclier fiscal.
Il y a une indécence à redistribuer de l’impôt via le bouclier fiscal aux plus riches, qui pour l’essentiel augmente leur capacité d’épargne, et de proposer dans le même temps aux salariés d’effectuer des heures supplémentaires et de travailler au delà de 60 ans pour tenter d’augmenter leur pouvoir d’achat. Ces propositions s’effectuent au détriment de la santé des salariés et détruisent des emplois. Le chômage et la précarité déséquilibrent la négociation entre entreprises et salariés au détriment de ces derniers. C’est ce déséquilibre que le capitalisme sauvage veut maintenir.
Le Président de la République, qui il y a encore peu prétendait que désormais quand il y a une grève, personne s’en aperçoit, doit savoir qu’en l’absence de réponses concrètes sur l’emploi, les salaires, le pouvoir d’achat, ces grèves et ces manifestations ne resteront pas sans suite.
Contact :
Daniel Métrich
06 81 02 14 25
metrich@fgte-cfdt.org
