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La démocratie participative à l’épreuve des actes
Le débat interne suite à la crise engendrée par l’approbation du plan Fillon sur les retraites a été lancé conformément aux engagements pris. Le Conseil National Confédéral a été saisi du « rapport Chérèque » élaboré au terme d’un an de rencontres et débats avec des équipes CFDT (dont le Conseil Fédéral FGTE de février 2004).
Les acquis du débat ne sont pas négligeables. Des pistes d’amélioration du fonctionnement interne sont tracées pour aller vers une démocratie plus participative. La volonté de renouveler la critique sociale portée par la CFDT et de donner un souffle nouveau à notre action revendicative sur la question du travail est en marche. La nécessité, pour les besoins de la confrontation avec les autres organisations syndicales, d’approfondir notre conception du syndicalisme, notamment le sens à donner au réformisme, le contenu du projet CFDT : tout cela recueille l’accord de notre fédération.
Cela ne veut pas dire que nous nous retrouvons entièrement dans ce rapport, dans lequel tout le monde s’accorde à ne voir qu’une étape ouvrant sur une amplification des réflexions d’ici au prochain congrès confédéral. Pour concrétiser cette étape de débat, un projet de déclaration du Conseil National ayant pour objet essentiel de valider la démarche a été présenté. Dans sa version initiale nous l’aurions approuvé.
Le Bureau National y a intégré des amendements qui aboutissaient à faire avaliser rétrospectivement les décisions prises. Sans remettre en cause la démarche, il ne pouvait être question pour nous de valider l’ensemble d’une période marquée par le conflit des retraites et celui de l’assurance-chômage notamment, qui ont durablement affecté l’image de la CFDT.
Le choix pour la CFDT est entre l’autojustification et le rebond. Le débat continue.
(octobre 2004)
