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Emploi public : la peau de chagrin
Le Premier Ministre vient de programmer une nouvelle accélération des suppressions d’emplois.
De 16 000 à 21 000 emplois devraient être supprimés l’an prochain, soit deux à trois fois plus que cette année. La baisse des impôts est plus que jamais prioritaire sur le service public.
A la SNCF, quelques jours à peine après la mobilisation très importante des cheminots le 19 janvier, où l’aspect « emploi » était très présent, la direction de l’entreprise a présenté au CCE du 9 février un document comprenant notamment un effectif-cible au terme de la période 2005-2007. Sur la vente des billets, constatant la progression des ventes par Internet, l’objectif est de supprimer 2 300 emplois en 3 ans et d’accélérer le mouvement. Billets qu’on ne peut acheter que sur Internet comme l’iDTGV, automates installés à La Poste ou dans des bureaux de tabac pour compenser les fermetures de gares, l’usager est prié de se débrouiller alors que la direction reconnaît l’attente de services personnalisés et le besoin d’informations. Quant au volet social, quelle crédibilité peut-il avoir quand la plupart des secteurs de l’entreprise sont frappés par des suppressions d’emplois.
Raffarin a peut-être écouté les manifestants et grévistes du 20 janvier, mais il ne les a pas entendus. Usagers et salariés n’ont droit qu’à son mépris.
(février 2005)
