22 mai 2012
Fédération Générale des Transports et de l'Equipement

Non à la remise en cause des 35 heures !

Fédération

Les mesures annoncées par Jean-Pierre Raffarin, le 9 renient les principes de dialogue social et de négociation !

Un mouvement d’ensemble vers une augmentation du temps de travail

Le gouvernement poursuit, après la première loi Fillon en 2002 et la suppression du lundi de Pentecôte, son offensive en faveur de l’augmentation du temps de travail pour un retour aux 40 heures, voire au-delà. A la Route, déjà, des entreprises ont compris le signal et remettent en cause les accords 35 heures au détriment des salariés.

Une remise en cause d’un progrès social, un mauvais coup pour l’emploi

Dans le seul secteur des ambulanciers, la RTT négociée par la CFDT a entraîné la création de 25 % d’emplois supplémentaires. Le gouvernement bat en brèche un progrès social qui a souvent été obtenu en contrepartie d’une réorganisation du travail et d’une modération salariale. L’augmentation des heures travaillées se ferait au détriment de l’emploi. En remettant en cause la RTT, qui sous l’impulsion de la CFDT a permis la création de 400 000 emplois, le Gouvernement, sous la pression du MEDEF, fait le choix du chômage.

Des hausses de salaires conditionnées aux heures supplémentaires

A travers le recours aux heures supplémentaires, ce seraient les salariés eux-mêmes qui paieraient leur propre augmentation de salaire, au détriment des négociations salariales. De plus, une des premières mesures prises par Jean-Pierre RAFFARIN a été l’abaissement du taux de rémunération des heures supplémentaires dans les PME-TPE, à + 10 % au lieu de + 25 %. C’est un marché de dupes. D’ailleurs, à la Route, le décret gouvernemental de transposition des directives européennes permettrait de calculer le temps de travail sur mois, voire 4, consécutifs : plus d’heures par semaine, moins d’heures supplémentaires, un revenu inférieur. Ce sont les salaires qu’il faut augmenter, pas les horaires !

Un accroissement des inégalités entre salariés

Le gouvernement ferme définitivement la porte des 35 heures aux 4 millions de salariés de PME-TPE, augmentant ainsi les inégalités dans le monde du travail. Sa loi du 3 mai 2004 affaiblit les garanties offertes par les négociations au niveau de la branche professionnelle. Toute idée de recherche de l’intérêt collectif est abandonnée, les salariés sont de plus en plus renvoyés à un face à face avec leur employeur pour déterminer le temps de travail entreprise par entreprise. Et des parlementaires ont déjà averti : après le privé viendra le tour du public … il n’y aura pas de jaloux !

La CFDT défend la RTT : pour tous les salariés, les chômeurs, les exclus, elle exige son maintien et sa généralisation, au nom de l’emploi et de la réduction des inégalités. La CFDT défend le pouvoir d’achat : elle exige à tous les niveaux de vraies négociations, permettant de donner une véritable priorité aux bas salaires. La CFDT défend le Code du Travail : pas question de faire éclater les garanties sociales à coup d’accords d’entreprise inférieurs aux accords de branche professionnelle, qui doivent être le pivot de la politique contractuelle. Il faut donner un coup d’arrêt au démantèlement des garanties sociales.

La FGTE CFDT appelle à manifester le 5 février pour faire reculer le Gouvernement et le patronat.

(janvier 2005)

 
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