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La CFDT en campagne contre la directive portuaire
Cette directive que les syndicats réunis dans ETF avaient réussi une première fois à mettre en échec, a été relancée par la Commission européenne.
Les règles actuelles de fonctionnement des ports sont diverses selon les pays mais tendent toutes à maintenir une professionnalisation garantissant une qualité de prestations. Au seul motif du coût des prestations, la Commission veut faciliter l'arrivée d'une concurrence échappant à ces règles et ouvrir par exemple la possibilité de manutentionner par les moyens du navire. Quand on connaît les conditions de recrutement de la plus grande partie de la main d'œuvre embarquée, on devine aisément le différentiel économique. Les activités portuaires n'étant pas par nature délocalisables, c'est la main d'œuvre que l'on veut délocaliser !
On retrouve en somme le même esprit que dans le projet de directive Bolkestein pour l'ensemble des services et les conséquences seront les mêmes : réductions des droits sociaux et pressions à la baisse des salaires.
Le secteur portuaire CFDT condamne à la fois le projet et le manque flagrant de concertation. C'est pourquoi, relayant les initiatives d'ETF, il appelle les salariés concernés à signer une carte-postale-pétition adressée au Commissaire européen compétent (le français Jacques BARROT) contre ce projet.
(février 2005)
