Alors que les actionnaires des trois grands opérateurs de transport public récoltent le résultat des gains de productivité réalisés sur le dos de leurs salariés, l’Union des Transports Public (UTP) a le culot de proposer aux organisations syndicales la signature d’un accord salarial au rabais.
Les salaires conventionnels sont bloqués depuis 2005 par la volonté patronale. Devant l’échec des négociations salariales 2006, l’UTP s’était engagé à intégrer cette situation lors de la négociation 2007 avancée à sa demande. Alors que le SMIC a augmenté de 3%, en 2006, le patronat propose une évolution des salaires conventionnels de 3,5% en 2007, soit 1,75% par an (2006/2007).
Il va s’en dire que pour la CFDT cela est largement insuffisant. Pour rappel la valeur du point conventionnel devrait être augmentée de 22% pour que le premier coefficient de la grille de classifications actuelle soit égal au SMIC.
Depuis plus de treize ans l’UTP joue la montre sur la négociation d’une nouvelle grille de classifications rendue nécessaire par l’évolution des métiers du transport public urbain et de l’organisation des entreprises.
La CFDT dénonce la dégradation continue du dialogue social au sein de cette branche. Le patronat boucle les négociations annuelles obligatoires en une seule réunion en annonçant que : « c’est à prendre ou à laisser ».
L’UTP, égal à elle-même comme sur d’autres dossiers (déroulement de carrière, classification, dialogue social), rompt unilatéralement tout dialogue.
La CFDT face à cet ultimatum a pris ses responsabilités et ne signera pas cette proposition d’accord dans l’état.
Elle demande à l’UTP de se ressaisir et de revenir à la table de négociation.