08 septembre 2008
Fédération Générale des Transports et de l'Equipement

Service minimum : Mobilisation

Fédération
Dès le 30 Juillet
La CFDT appelle à la mobilisation
 
 
La FGTE-CFDT (Fédération Générale des Transports et de l’Equipement) n’a pas attendu le projet de loi en cours de discussion au Sénat et à l’Assemblée Nationale pour se préoccuper des conditions d’exercice du droit de grève dans les transports publics. C’est pourquoi la CFDT a négocié  les accords d’alarme sociale au sein de la RATP et de la SNCF depuis plus de 10 ans.
 
Si, alors que le nombre de jours de grève diminue largement, l’exaspération des usagers contre les perturbations du service public des transports ne faiblit pas, c’est que le problème réside surtout dans la tension extrême d’un réseau qui pâtit de l’insuffisance des investissements depuis les années 1970, et des incidents répétitifs qui en résultent.
 
Un exemple parmi d’autres. Plus d’un million de personnes par jour circulent sur la ligne A du RER. Ce qui selon le président de la RATP en fait la ligne la plus dense du monde. Faut-il s’étonner que les incidents, qui dans la quasi-totalité des cas ne sont pas des grèves, se multiplient et provoquent des réactions en chaîne. A l’inverse, alors que les perturbations touchent essentiellement les grandes agglomérations, la loi va concerner un grand nombre de localités et régions qui sont peu touchées par des conflits.
 
En imposant des restrictions sur le droit de grève, le gouvernement veut détourner l’attention des usagers et des citoyens des responsabilités accumulées depuis des décennies.
Il risque de détériorer une situation que le dialogue social avait contribué à améliorer et d’aller à l’encontre des objectifs affichés. Mais s’attaquer aux salariés, qui se battent aussi pour l’amélioration des matériels, le maintien de dessertes souvent menacées par les impératifs de rentabilité financière, ça coûte moins cher que d’investir massivement pour répondre aux besoins.
 
La FGTE-CFDT n’entend pas laisser passer sans réagir cette opération de communication électoraliste qui ne répond en rien aux préoccupations des usagers tout en enfonçant un clou contre le droit de grève.  Les déclarations du Premier Ministre préconisant l’extension du service minimum dévoilent une volonté de mettre systématiquement sous tutelle l’exercice de ce droit.
 
C’est pourquoi elle appelle à la mobilisation à partir du Lundi 30, en informant les usagers et les salariés et en participant aux rassemblements prévus notamment le 31 Juillet.
Pour Paris, la FGTE-CFDT appelle en particulier à se rassembler devant l’Assemblée Nationale le 31 Juillet à 14H30, à l’occasion du passage de la loi devant les Députés.
 
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