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Retraites
Dans un PIB en augmentation quasi-constante, la masse totale des salaires distribués en France a fondu : elle représente 11 points de PIB en moins qu’il y a 25 ans. Au profit des revenus de placements financiers notamment. Consacrer 1 point de PIB en plus aux retraites est-il vraiment impossible ? Taxer davantage (4 % au lieu de 2 %) les revenus du patrimoine et des placements pour alimenter le Fonds de Réserve des Retraites serait pour la CFDT un premier pas. Et si la situation de l’emploi s’améliorait durablement, le transfert de cotisations UNEDIC est une piste déjà envisagée par le Conseil d’Orientation des Retraites en 2003.
L’arrêt de la dégradation du taux de remplacement (rapport entre le dernier salaire et la première pension de retraite) est un enjeu capital pour la confiance des jeunes générations dans le système par répartition. Même si la crise financière actuelle souligne une nouvelle fois le risque inhérent à la capitalisation, il faut consolider les régimes de base et complémentaires : revenir sur le mode de calcul des pensions du régime général instaurés en 1993, améliorer le Régime Additionnel de la Fonction Publique et corriger les inégalités (carrières longues, polypensionnés, carrières accidentées) notamment.
Les basses pensions sont le 3ème enjeu. Le nombre de retraités au minimum contributif augmente constamment (3,7 millions en 2005, 75 % de femmes) : pour une carrière complète de 40 ans au SMIC, 580 € de pension. 4 millions de personnes (90 % de femmes) touchent une pension de réversion après le décès de leur conjoint : en moyenne 480 € mensuels. L’allocation de solidarité aux personnes âgées (ex-minimum vieillesse, 628 €) versée sous condition de ressources à 600000 personnes âgées de plus de 65 ans, est en-dessous du seuil de pauvreté mais interdit aux bénéficiaires de bénéficier de la CMU complémentaire.
