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le pouvoir d'achat baisse- les richesses ne sont pas partagées
Les loyers, les transports, la santé, l’alimentation pèsent lourdement sur le budget des salariés. Et le plus souvent les salaires stagnent. Mais ce n’est pas la crise pour tout le monde. Les grandes entreprises font des profits record. Les plus aisés ont bénéficié du « paquet fiscal » distribué dès son arrivée par un Gouvernement qui clame aujourd’hui que « les caisses sont vides ». Les moyens existent pour augmenter les salaires et le pouvoir d’achat…à condition d’écarter les fausses solutions et de s’attaquer aux vraies inégalités.
De nombreux salaires conventionnels sont rattrapés par le SMIC.
L’évolution des salaires conventionnels ne garantit pas le pouvoir d’achat. Le nombre de smicards augmente. Ce constat vaut pour la plupart des conventions collectives du transport comme pour les 4 plus basses positions de la SNCF. C’est aussi le cas pour les négociations annuelles obligatoires dans beaucoup d’entreprises.
Dans le transport routier de marchandises, une proposition unitaire de toutes les organisations syndicales proposant une évolution des salaires de 4 % en 2008 a longtemps été refusée par les organisations patronales au risque de voir replonger de nombreux salaires conventionnels en dessous du SMIC. Face à la détermination unitaire, une seule organisation patronale a accepté une évolution.
Dans la Fonction Publique, l’Etat-employeur n’a pas réussi à conclure d’accord salarial depuis 1998, et la perte cumulée de pouvoir d’achat est de 6%. Alors que le candidat SARKOZY s’était présenté comme le président du pouvoir d’achat, comme chef de l’Etat il veut systématiser pour les agents qu’il emploie cette logique d’augmentation inférieure à la hausse des prix.
C’est le blocage des salaires dans de nombreux secteurs qu’il faut lever, et non exacerber la concurrence soi-disant au bénéfice du consommateur : si les prix baissaient, ce serait très peu, et au détriment des conditions sociales, les caissières de la grande distribution, les salariés des centres d’appels etc…sont bien placés pour
le savoir.
Le gouvernement oppose temps de travail et pouvoir d’achat.
L’incitation à la multiplication des heures supplémentaires, leur majoration et la monétarisation prévue des congés, RTT et CET (Comptes épargne temps) creusent les inégalités entre les salariés sans apporter de réponse aux préoccupations sur l’emploi et le pouvoir d’achat. Au contraire, remettre en cause la RTT et multiplier les temps partiels, le travail intérimaire et les CDD revient à un partage sauvage du travail : plus de travail pour les uns et moins pour les autres !
Dans le transport, le problème est davantage de se faire payer les heures travaillées que de travailler plus pour soi-disant gagner plus. Ce slogan se traduit en réalité par : sans travailler plus, n’espérez pas être augmentés.
Les retraités subissent aussi cette politique : une augmentation de 1,1 % face à une inflation qui dépasse 2,5 %.
Le gouvernement sacrifie la protection sociale
En guise d’augmentation de salaires, le Gouvernement encourage le déblocage anticipé de la participation et de l’intéressement : des revenus exemptés de la plupart des cotisations sociales qui ne comptent pas pour la retraite, qui ne financent pas notre protection sociale, mais alimentent l’épargne.
En plus, les dépenses qui restent à la charge de l’assuré augmentent sans cesse : instauration des franchises médicales, multiplication des dépassements d’honoraires.
En fait de politique d’emploi, c’est la chasse aux chômeurs qui refuseraient une « offre acceptable » qui est ouverte.
Pour que les salaires et le pouvoir d’achat des salariés augmentent réellement, la FGTE-CFDT appelle l’ensemble des salariés à se mobiliser et à agir pour :
Augmenter sans attendre le SMIC pour tenir compte de l’inflation et relancer les négociations salariales dans les branches, les entreprises, les administrations ;
Obtenir que les allègements de cotisations sociales et fiscales dont bénéficient les entreprises soient conditionnées à une véritable politique salariale ;
Supprimer les inégalités salariales entre les hommes et les femmes, revaloriser les retraites et les pensions de réversion ;
Développer une formation professionnelle continue tout au long de la vie, pour permettre à chacun d’élever le niveau des qualifications et des emplois, et de réévaluer la rémunération ;
Garantir un niveau d’indemnisation décent pour les demandeurs d’emploi ;
Encadrer strictement les loyers dans les zones où la demande de logement est forte, construire du logement social ;
Développer la prise en charge des frais de transports domicile-travail par l’employeur (chèque transport), supprimer les franchises médicales et rétablir un financement solidaire.
