emploi publics
Le projet de budget de l’Etat pour 2010 prévoit 34 000 suppressions
Arrêtons le massacre !
Le projet de budget de l’Etat pour 2010 prévoit 34 000 suppressions
d’emplois de fonctionnaires, après 30 000 programmées en 2009,
23 000 en 2008 et 11 000 en 2007. Il s’agit d’un plan de rigueur drastique qui
n’épargne personne, ni les hôpitaux ni l’Education nationale, pas plus que le
MEEDDEM, pourtant en charge d’une autre priorité nationale, la mise en oeuvre
du Grenelle de l’Environnement.
Le Gouvernement compte sur la réduction de la masse salariale de la Fonction
publique pour absorber une partie du bond de la dette de l’Etat, creusée par les
cadeaux fiscaux avant même qu’il ne soit question de soutien aux banques (avec le
succès que l’on sait).
L’affichage de 34 000 emplois en moins sera certainement dépassé dans la réalité.
En 2008 déjà, près de 28 000 postes ont déjà été supprimés, au lieu de 23 000
prévus : la saignée va bien au-delà de la suppression d’un poste pour deux
départs en retraites. Les vacances d’emplois se multiplient (plus de 17 00 au
MEEDDEM dans la seule région Ile de France soit l’équivalent des suppressions
programmées en 2007 pour tout le ministère) du fait des difficultés de
recrutement liées à la faiblesse des rémunérations et aux incertitudes sur le
devenir de nombreux services.
La désorganisation menace en particulier les services de GRH qui perdent
progressivement de nombreux agents expérimentés (et leurs compétences) qui
ne veulent pas subir de mobilité forcée ni voir les aspects les plus intéressants
de leur travail se réduire comme peau de chagrin. Ainsi, pendant qu’un certain
nombre de cadres dans les services cherchent à faire le plein des effectifs
pour remplir au mieux les missions qui leur sont confiées, d’autres n’ont
en tête que les économies d’emplois possibles, quel qu’en soit le prix.
Réorganisations à tiroirs, mutualisation de tâches, abandon de missions publiques,
externalisations, sous couvert de RGPP c’est le bordel qui est organisé, un
virus qui chemine à l’aveuglette et frappe même les organismes sains.
En quelques années, ce sont plus de cent mille postes qui ont été supprimés dans
la Fonction publique (hors décentralisation).
Dans un contexte où le chômage explose, où les jeunes ont d’énormes
difficultés à s’insérer sur le marché du travail, il n’y a pas besoin de moins de
service public ni de moins d’emploi public, au contraire.
