Action Route CFDT/CGT/CGC
Unies pour un progrès social
A l’issue de plusieurs rencontres, les Organisations Syndicales FGTE-CFDT, FNST-CGT, et CFE-CGC sont convenues de la nécessité de parvenir à une plate-forme revendicative commune, tant sur des propositions concrètes que sur un plan d’action concerté.
Les entreprises du transport ont, depuis plusieurs dizaines d’années, adopté un schéma de fonctionnement, tant au niveau économique que social qui leur est propre. Ce schéma repose essentiellement sur la certitude que toutes choses doivent être transportées à 85% par la route. Ce qui amène les entreprises à se multiplier, à accepter des prix de plus en plus bas et à pratiquer de « la cavalerie ». Au niveau social le schéma est différent. Durant plusieurs années le secteur a fortement embauché et la performance des centres de formation de la profession a pu répondre à cette demande sans pour autant se retrouver en carence. Il n’y avait, par conséquent, pas besoin de créer des conditions sociales attractives. De plus les revendications sociales du secteur se sont fortement fait entendre dans les grands conflits de 96 et 97 avec la mise en place du contrat de progrès.
Alors, petit à petit les employeurs ont pris l’habitude de ne négocier que dans l’urgence et souvent sous la pression la plus forte.
Aujourd’hui la crise agit comme un révélateur des entreprises mal administrées, des prix trop bas, des chargeurs qui saignent les transporteurs et en bout de chaine des salariés qui subissent.
Le document de l’Observatoire Professionnel des métiers du Transport et de la Logistique (OPTL) dont la fiabilité des chiffres ne s’est jamais démentie depuis 15 ans dénombre 36135 établissements avec un total de 613631 salariés. Pour le transport routier nous obtenons 23163 établissements pour 367866 salariés du transport de marchandise et logistique.
L’approche prospective de L’OPTL pour 2009, en tenant compte de la crise, est de retenir 618 600 salariés. Ce qui, bien qu’étant inferieure aux évolutions constatées de la branche depuis ces dernières années, n’est pas le tsunami prédit car certaines organisations patronales.
Puisque l’on parle de chiffres, le dernier rapport d’ALTARES nous éclaire un peu plus sur la situation dans le transport. Il nous indique que 70% des défaillances des entreprises sont dues aux entreprises de 3 salariés et moins. Pour le secteur route cela signifie que ce sont les entreprises de sous-traitance qui ont été le plus touchées. Il faut rappeler que l’on entend par « défaillance » l’ouverture d’une procédure de redressement ou de liquidation judiciaire. Dans le TRM le nombre moyen annuel de ce type de procédure est de l’ordre de 850. Lors du 1er semestre 2009 les défaillances d’entreprises du transport de marchandises ont été de 344 et de 102 en logistique et entreposage, ce qui est certes légèrement supérieur à la moyenne mais qui demeure loin des chiffres alarmistes que l’on peut voir ici et là dans la presse spécialisée.Le patronat routier se sert des salariés du transport comme variable d’ajustement.
C’est pourquoi la CFDT, la FNST-CGT et Le SNATT CFE-CGC ont accepté de travailler ensemble sur une plateforme commune pour tous les modes du transport marchandises et transport de personnes en touchant l’ensemble des ouvriers, employés, agents de maîtrise et cadres de la CCNTR. Cette plateforme a été remise au ministre des transports en personne et lue lors de la dernière commission paritaire aux organisations patronales.
Nous, représentants des organisations syndicales des salariés refusons de voir nos salaires conventionnels cloqués ainsi que nos frais de déplacement non revalorisés.
Nous exigeons la reprise des négociations nationales sur la base de la plateforme revendicative proposée.
(Lire le texte de la plate-forme)
