CONSEIL FEDERAL DES 14 ET 15 OCTOBRE 2009
CONSEIL FEDERAL DES 14 ET 15 OCTOBRE 2009
MOTION D’ACTUALITE
Cadeaux fiscaux depuis 10 ans : 82 milliards d’€uros
Niches fiscales : 70 milliards d’€uros
Déficit du budget de l’Etat en 2010 : 141 milliards d’€uros
Déficit prévu de la sécurité sociale : 20 milliards d’€uros
Les conseillers fédéraux, réunis en conseil, se déclarent très inquiets des restructurations, des mesures de licenciement et de perte d’emplois dans l’ensemble des secteurs d’activité de la FGTE.
L’union fédérale route, grâce à son action des 6 et 7 octobre a forcé les organisations patronales à rouvrir les négociations sur les salaires et les frais de déplacement. Mais au bout de 10 heures de négociations, les propositions formulées restent largement insuffisantes, la partie patronale opposant le social à l’environnemental. Une fois de plus, les salariés du transport pourraient devoir mettre en œuvre des actions ciblées ou généralisées pour faire valoir leurs revendications et aboutir enfin à un salaire décent.
Les cheminots seront en grève 24 heures le 20 octobre pour défendre l’emploi malmené par les restructurations à la SNCF et particulièrement dans le fret
Dans la fonction publique, aux suppressions d’emplois qui se poursuivent à un rythme effréné, s’ajoutent des milliers de postes vacants. Ces suppressions d’emplois sont non seulement autant d’emplois en moins pour les jeunes qui sortent du système scolaire, mais de plus, se font en dépit des besoins en emplois pour répondre aux exigences du Grenelle de l’environnement.
Les aériens, les marins sont confrontés aux mêmes difficultés accentuées pour ces derniers, comme dans la fonction publique, par une absence de dialogue social. Les marins de SEA France appellent à une grève de 24 heures pour obtenir la nomination d’un médiateur dans le cadre du Plan de Sauvegarde de l’Emploi en cours.
Le rendez vous sur les retraites d’avril 2010 sera aussi un rendez vous important entre le rapport remis par le COR mais aussi la négociation sur les retraites complémentaires.
Le gouvernement, nous le savons, remettrait en cause l’âge de départ en retraite et rognerait sur des avantages familiaux pour des raisons de déficit public et d’opportunités électorales.
La FGTE-CFDT rappelle que dans ses orientations constantes sur les retraites :
- elle revendique la prise en compte de la pénibilité ;
- elle affirme son attachement à un départ à 60 ans ;
- Elle maintient sa revendication d’augmentation des financements, y compris des cotisations.
La crise nous interroge toujours et encore sur le partage des richesses, sur la préservation du système de retraite par répartition, sur le maintien d’un haut niveau de protection sociale.
Le conseil fédéral de la FGTE est défavorable à une réforme globale alors que la réforme 2003 n’a pas été pleinement appliquée, notamment sur les pénibilités, les séniors et les poly-pensionnés, et que le bilan de cette réforme n’a pas été établi.
Le conseil fédéral de la FGTE rappelle son exigence de solidarité intergénérationnelle et réclame un débat sur l’éventuelle prééminence des éléments contributifs