Bureau fédéral: Motion d'actualité; du Bureau fédéral des 27 et
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Motion d’actualité du Bureau fédéral des 27 et 28 janvier 2010
La crise actuelle a démontré l’indispensable nécessité d’une protection sociale élevée. Les retraites font partie de cet édifice depuis la libération et toute volonté de changement doit faire l’objet d’un large débat de société.
La CFDT propose dans la résolution de son prochain congrès, une réforme en profondeur et d’aller vers une unification des systèmes du privé et du public.
La récente expression de la CFDT a suscité de nombreuses et vives réactions des adhérents de la fonction publique. Renoncer aux 6 derniers mois pour le calcul de la pension ne permettra pas de parvenir à une réforme des retraites qui assure à chacun un bon niveau de pension.
La FGTE s’inscrit pleinement dans ce débat sur les retraites, mais rappelle que son Conseil fédéral des 14 et 15 octobre 2009 s’est prononcé, avant d’engager toute réforme globale, pour l’application complète de la réforme de 2003 notamment sur :
œ La prise en compte des pénibilités, (depuis 2003, les agents de la fonction publique qui avaient déjà une reconnaissance de la pénibilité, ont vu celle-ci reculer) et des carrières longues ;
œ L’amélioration du taux d’emploi des seniors (+ de 50 ans) ;
œ La prise en compte des carrières des poly pensionnés, et, demain, des carrières mixtes au sein même des fonctions publiques.
La FGTE revendique de façon constante :
œ La prise en compte de la pénibilité, déterminant l’ouverture des droits possibles avant 60 ans,
œ Le maintien de la possibilité d’un départ à 60 ans,
œ L’augmentation des financements et leurs diversifications (taxation des produit financiers, taxation des machines….), y compris des cotisations.
La persistance et l’aggravation du chômage de masse fragilise notre système des retraites, et quelles que soient les réformes envisagées, rend de plus en plus incertaine la situation des futurs retraités. Allonger la durée des carrières, repousser l’âge de départ à la retraite reviendraient à diminuer encore le montant des retraites et aggraveraient le chômage des jeunes.
Le Président de la République a confirmé que des décisions importantes seraient prises sur les retraites d’ici la fin de l’année 2010. Il convoque aujourd’hui tous les acteurs concernés par les dépenses publiques, et notamment ceux de la protection sociale, en vue de réduire les déficits publics.
La FGTE n’acceptera pas que la volonté de réduire les déficits, créé par les politiques fiscales des gouvernements successifs, vienne polluer le débat sur la protection sociale que nous voulons ?
