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Défendre les 35 heures
C'est dans les entreprises que la lutte doit continuer.
Le 5 février, près de 500 000 personnes – dont une très grande majorité de salariés du privé – ont manifesté contre les attaques à l'encontre des 35 h et pour la défense du pouvoir d'achat, confirment la reprise de luttes sociales d’ampleur.
Le Gouvernement est pour l’instant resté sourd à cette révolte, et poursuit ce qui apparaît de plus en plus comme une entreprise de démolition des garanties sociales.
- des salariés qui voudraient travailler plus, il y en a des millions : ceux et celles qui sont au chômage ou qui sont contraints au temps partiel. Mais ce n’est pas de cela qu’il s’agit, au contraire.
- des salariés qui voudraient gagner plus, il y en a bien plus encore, et les entreprises ont aujourd’hui les moyens de répondre à cette demande, comme le prouve l’augmentation inattendue des recettes de la taxe professionnelle et de l’impôt sur les bénéfices des sociétés. Mais ce n’est pas de cela non plus qu’il s’agit.
- les heures supplémentaires, ce n’est pas le choix du salarié, mais celui du patron … tant que le carnet de commande est plein. L’assouplissement du compte-épargne-temps, c’est la pression non seulement sur la prise des jours de RTT, mais aussi sur celle des repos compensateurs et même des congés. L’augmentation du temps de travail, si le patronat réussit à l’imposer, c’est une réduction du volume d’emploi.
Et l’augmentation du SMIC augmente plus le nombre de smicards que le niveau de vie, car elle est vite mangée par les hausses de loyer ou des dépenses de santé remises à la charge des patients etc. L’exonération de cotisations sociales sur les salaires au niveau du SMIC ne pourra d’ailleurs qu’accentuer le phénomène de tassement des grilles de rémunération. Quant aux marges de manœuvre budgétaires, elles iront, nous dit-on, à une nouvelle baisse d’impôts, et non au financement des services publics, qui en auraient pourtant bien besoin.
