Budget 2011
Budget 2011
La lutte contre les déficits doit être juste pour être acceptable
La CFDT reconnait la nécessité de lutter contre la dérive des comptes publics de notre pays. Mais, elle regrette que ce ne soit l’occasion de revoir en profondeur la fiscalité française pour la rendre plus juste et plus efficace, et de porter un vrai débat de société sur les missions de l’Etat.
Le coup de rabot de 10 % sur quelques niches fiscales ne constitue pas une politique économique claire pour les ménages et les entreprises. Pour la CFDT, le gouvernement aurait du supprimer les niches les plus injustes et inefficaces.
La réduction du crédit d’impôt pour l’amélioration écologique de l’habitat nous éloigne d’un modèle de croissance plus soutenable, pourtant nécessaire pour sortir de la crise.
D’autres choix sont contestables :
● le maintien du bouclier fiscal devient indéfendable en période de rigueur.
● le maintien des exonérations sociales sur les heures supplémentaires alors que la priorité devrait être donnée à créer de nouveaux emplois,
● le maintien de la baisse de TVA dans la restauration fait face à l’augmentation de la TVA sur les abonnements Internet, pénalisante pour le pouvoir d’achat.
La santé va devenir un luxe pour de plus en plus de français : hausses des primes d’assurances et de mutuelles, abaissement des remboursements des vignettes bleues, et hausse du ticket modérateur à l’hôpital, réduisent le caractère universel de l’assurance-maladie.
Enfin, le budget 2011 continue la réduction des emplois publics. Il rend encore plus difficile les conditions de travail des fonctionnaires qui sont en poste, en gelant leurs salaires.
Communiqué confédéral ■
