23 mai 2012
Fédération Générale des Transports et de l'Equipement

RN 1O privatisée, la fin d’une histoire !

Fédération

RN 1O privatisée, la fin dune histoire !

En avril prochain, la vielle RN 10 (dans les Landes et pour une dizaine de kilomètres en Gironde), perdra son caractère de route publique pour passer sous statut d’autoroute concédée et payante (cf Actu n° 713), la fin d’une vielle histoire. C’est en mars 1997 que le Premier ministre de l’époque, Alain Juppé, qui, la veille au soir de la débâcle des élections législatives faisant suite à la dissolution, prenait le décret de concession.

L’arrivée de Lionel Jospin, Premier ministre, et de Jean Claude Gayssot, ministre de l’Équipement, ont mis un terme provisoire à cette privatisation. Des moyens financiers furent trouvés et des travaux lourds furent entrepris comme la réalisation de diffuseurs (échangeurs) permettant ainsi la suppression des carrefours en pleine voie très accidentogénes.

Jean Pierre Raffarin, à son arrivée Matignon en 2002, reprit la démarche de concession sur instruction du ministre Perben.

Le 30 août 2010, les agents de la DIR (Direction Interdépartementale des Routes) Atlantique qui entretient ce réseau, ont appris le soir, par France 3 Aquitaine, que c’était le consortium «Atlandes » (Autoroute des Landes) composé du groupe Bouygues et de ses filiales (Colas, Sgreg), du banquier HSBC et de ses filiales ainsi que de la société Egis Road Opération (filiale à 100 % de la Caisse des Dépôts et Consignations) qui avait été choisi.

A ce jour, et selon les informations que veut bien donner la direction de DIR Atlantique, des négociations sont en cours et sur le point de déboucher pour aller vers la signature définitive du contrat pour une durée de 40 ans.

En échange d’un droit d’entrée de 400 millions d’euros, le consortium doit s’engager à fournir pour 700 millions d’euros d’investissements, comme la mise en deux fois trois voies de certaines parties du réseau mais aussi le contournement de certaines villes. La mise en place de la concession n’interviendra qu’après réalisation des ces travaux et pas avant début 2014.

La CFDT s’est toujours prononcée contre cette privatisation. Nous avons également constatés auprès des politiques locaux de tous bords, leur manque de volonté de garder cette infrastructure dans le giron de la gratuité, lié au manque de volonté de mettre de l’argent public local dans cette route.

Maintenant que la messe est dite, la « CFDT Atlandes » qui ne va manquer de se créer, mettra tout en œuvre pour réussir au mieux cette mutation et cela dans l’intérêt individuel et collectif des agents.

Affaire à suivre

 
© 2012 FGTE - Mentions Légales
FGTE - CFDT, 47/49 avenue simon Bolivar 75950 Paris Cedex 19
Tel : 01 56 41 56 00 Email : federation@fgte-cfdt.org