Euro-manifestation pour plus de solidarité européenne et pour l’emploi - Wroclaw, le 1
Euro-manifestation pour plus de solidarité européenne et pour l’emploi - Wroclaw, le 17 septembre 2011
La Confédération européenne des syndicats (CES) organise une euro-manifestation à Wroclaw (Pologne) le 17 septembre prochain à l’occasion de la réunion des ministres de l’économie et des finances (ECOFIN). Les syndicats européens rappelleront aux leaders politiques européens, qu’il faut changer de cap pour plus de solidarité européenne. Sans cette solidarité, c’est l’emploi et la paix sociale qui sont en jeu.
La CES exige des décisions et des politiques ambitieuses en faveur d’une Europe sociale et d’une gouvernance européenne équitable et solidaire.
Elle refuse :
» Le diktat des marchés financiers et des agences de notation,
» La gouvernance de l’austérité qui se traduit par des coupes sombres dans les salaires et dans la protection sociale,
» La précarisation et le chômage, particulièrement des jeunes,
» La déréglementation du code du travail et la régression sociale,
» L’intervention dans les négociations collectives nationales et la démolition du dialogue social,
» L’augmentation croissante des inégalités sociales et salariales.
Pour une solidarité européenne qui renforce le modèle social, la CES demande :
» Des emplois stables et de qualité. L’emploi des jeunes doit être prioritaire,
» Le respect de l’autonomie des partenaires sociaux dans les négociations collectives et salariales,
» Un dialogue social sérieux,
» La protection et l’augmentation du pouvoir d’achat des salaires,
» La garantie d’un salaire décent,
» Une protection sociale forte, garante de la cohésion sociale et de la solidarité,
» L’accès pour tous à des services publics de qualité,
» La garantie de meilleures retraites.
Pour une solidarité européenne qui assure une croissance durable la CES demande :
» La mise en place de mécanismes européens pour freiner la spéculation, mutualiser les risques et financer un plan européen de relance (par ex : euro-obligations),
» L’instauration d’une taxe sur les transactions financières et l’utilisation des instruments budgétaires existants pour des investissements et une croissance durable,
» La fin des paradis fiscaux, de l’évasion et de la fraude fiscales,
» Le contrôle des agences de notation,
» Le développement de politiques industrielles dynamiques basées sur des politiques bas carbone,
» Une harmonisation de l’assiette fiscale avec un taux d’imposition minimum pour les entreprises. ■
