Rentrée 2009 :Le feu au lac !
Rentrée 2009 :
Le feu au lac !
Les congés passés, les valises posées, les soucis du quotidien des transports reprennent leurs droits.
Nous retrouvons des employeurs toujours aussi prompts à nous parler de la crise, de leurs soucis, de ce que leur fait le gouvernement avec la taxe carbone, ou encore de leurs problèmes existentiels face à OTRE et sa représentativité.
Mais qui se préoccupe du quotidien des salariés du transport ? Des conséquences sur leur devenir des restructurations sauvages faites sous couvert de la crise, ou de ces entreprises trop longtemps hors limites, mal gérées, en crise sociale depuis des années et qui déposent le bilan en abandonnant les salariés en rase campagne ?
Non ! La séquestration, les menaces en tout genre ne sont pas des réponses valables ! Mais qui peut blâmer, assis confortablement dans un fauteuil, de tels agissements de désespoir ?
Le monde du travail ne fait pas de cadeau. « Nos » patrons sont des patrons de combat. Par conséquent, nos réponses, qui ne peuvent pas être des discussions de salon, doivent avant tout, être appropriées à la situation.
Est-il acceptable de faire supporter les magouilles de la haute finance, des spéculateurs et autres investisseurs aux salariés, en les étranglant ? NON.
Est-il normal que les patrons fassent supporter les effets de la crise aux seuls salariés du transport en décidant un gel des salaires et des frais de déplacement de 2008 jusqu'en... 2010 ! NON.
Plusieurs réactions peuvent être envisagées face à cette provocation. Nous pouvons continuer à négocier et entendre nos employeurs nous redire que les temps sont durs. Nous pouvons comprendre la situation, faire le dos rond et attendre des jours meilleurs en espérant que les patrons se souviendront, avec gratitude, de notre passivité. Ou alors, nous pouvons agir et exiger de réelles négociations !
C'est ce que la CFDT, la CGT et la CFE-CGC ont décidé de faire au cours de la première quinzaine d'octobre. En agissant pour ne pas subir, nous voulons éviter... l'inévitable paupérisation des salariés du transport. Chacun sait que le delta entre 2008 et 2010 sur les salaires et les frais de déplacement ne sera jamais rattrapé.
Alors mes camarades, au moment où l'Etat brandit des chiffres assourdissants sur le chômage pour créer une psychose dans le monde du travail et éviter une rentrée chaude, l'Union Fédérale Route appelle tous ses militants, adhérents et sympathisants à rentrer dans l'action à l'appel commun de la CFDT, la CGT et la CFE- CGC. Nous espérons que les autres organisations nous rejoindrons. Seule la plus grande unité des salariés peut créer le rapport de force qui fera entendre aux employeurs la détresse des travailleurs.
Maxime Dumont
