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30 ans de la FGTE 1ère table ronde
30 ans de la FGTE 29 et 30 novembre 2007 à Strasbourg
1 ère table ronde sur le transport durable
Le débat était animé par Jean-Luc CAFFIER, journaliste.
Les participants :
Jean-Pierre BOMPARD, secrétaire confédéral, représentant CFDT au Grenelle de l’environnement
Michel SAVY, chercheur et enseignant à l’ENPC
Michel VIOLLAND, administrateur auprès du Forum International des Transports (OCDE)
JP BOMPARD :
Le climat et les rejets de CO2 sont des éléments nouveaux du débat, un phénomène émergeant.
La première victime en est le premier ministre australien sortant qui négligeait les aspects environnementaux.
Les derniers rapports confirment l’importance du phénomène :
- disparition de la banquise à terme
- passage de 120 catastrophes naturelles en 2000 à 500 en 2007
- rapport du GIEC qui indique que l’on va à la catastrophe
les transports faisaient partie du groupe climat dans le Grenelle de l’environnement.
Il faut une vision européenne et un changement drastique dans le domaine du transport.
C’est la première fois que tous les partenaires se rencontrent : Etat, organisations syndicales, industriels, associations.
La priorité du rapport va vers le rail et les vois navigables.
Le président de la république a fixé des objectifs, mais le travail se fait dans les comités opérationnels.
Chaque fédération doit s’emparer du dossier et étudier la crédibilité de chaque axe.
Il faut intégrer la variable de la tonne de CO2 évitée.
A chaque fois on situe l’environnement dans une stratégie globale en intégrant les 3 piliers du développement durable : le développement économique,le social et l’environnemental.
Les ONG ont bougé pour intégrer ces trois piliers.
On doit avoir la même approche dans les entreprises.
M SAVY :
Malgré la rupture qui semble se dessiner, il ne faut pas s’attendre à une diminution rapide du CO2.
Je suis favorable à la relance du fret ferroviaire en créant des autoroutes ferroviaires ; cela marche bien aux Etats-Unis.
La moitié des marchandises transportées en France font du parcours de moins de 50 Kms; il n’est donc pas possible d’utiliser d’autres modes que la route.
Le gros gisement pour le CO2 c’est l’amélioration du transport routier. Il faut à la fois accroître le report modal vers le fer mais il ne faut pas ridiculiser le transfert modal ni y voir la panacée.
Il faut que le fret invente son TGV qui lui donnera sa croissance comme pour le voyageur.
En Allemagne, la concurrence est ouverte mais ne concerne que 10% du trafic, avec de nouveaux opérateurs.
La directive de 1991 est en œuvre depuis 16 ans mais on n’a pas encore vu tous ses résultats : la concurrence intermodale n’ a pas apporté tout ce qu’on en attendait.
La DB (chemin de fer allemand) contrôle le chemin de fer danois, de Suisse, de Pologne, de Hongrie… voilà une stratégie européenne qui doit faire réfléchir les autres opérateurs européens.
Des pistes d’amélioration pour les camions sont possibles :
- des pièces mécaniques plus performantes
- des carburants plus performants et moins polluants
- la logistique à développer en mutualisant les moyens et en les rationalisant
- en combinant les solutions technologiques, urbanistiques, les modes de conduite et d’organisation
M VIOLLAND :
Le transport routier doit s’adapter notamment en répondant aux transformations des technologies (information…).
L’Europe devra apporter une solution pour le modèle industriel.
Le fluvial s’insère dans des chaînes logistiques complexes et c’est sa garantie d’avenir.
Sur la question du pétrole : on est rentré dans une dans une phase durable de prix élevé, il restera cher.
Les économies ont intégré les dimensions environnement et le climat ;il y a des gagnants et des perdants dans le mécanisme de globalisation mais on n’a pas pu trouver une réponse pour les perdants et pour adopter une stratégie gagnant-gagnant.
